- Il fallait que je lui prouve que j’étais de son coté ! se justifiait-elle, en pleure. Il avait juré que si je redevenais une des leur, il te laisserait en vie, il avait promis…
- Et c’est vrai que Nouk est un modèle de droiture et d’honneur !
- La preuve, tu es toujours en vie !! Si tu savais comme je m’en veux pour cette femme, cet homme et leur enfant ! Je ne pensais qu’à toi, c’était eux ou toi ! Je me souviendrais toujours des yeux de cette femme, qui suppliait que j’épargne leurs enfants… Si tu savais combien ça m’a torturé. Si Maman n’avait pas était là, qui sait ce que j’aurais fait à ces gosses…
- Et oui, si ta mère n’avait pas était là, que serais tu devenue ? Une des leur ? Une balmite sans foi ni loi ? Je serais curieux de voir le résultat !
- Tu es horrible Ikuro, chuchota t-elle, ses jambes ne la portant plus.
Elle était au sol, devant lui, à genoux. Accablée par les remords, la honte et la douleur. La violence de ses mots l’ont mise à terre, et elle est là, devant lui à essayer de se faire pardonner.
« Tu es horrible, Ikuro » Ces mots le blessèrent plus qu’il n’aurait pensé. Non, il n’était pas horrible, c’était elle qui l’était. Avec lui, avec les autres, avec le monde.
- Je sais ce que tu penses, continua t-elle, que je suis une sale gosse capricieuse, qui se prend pour une surhumaine car elle est la fille d’un homme important et craint. N’est ce pas ? demanda t-elle comme une supplication en appuyant sa tête contre son torse.

