- Peut-être. Tu as changé, c’est tout ce que je sais.
- Je n’ai pas changé Ikuro, j’ai dû changé. Là est toute la différence. Tout le monde m’a accablé, traité de meurtrière, et ils avaient raison. Mais personne ne sait que ce que j’ai fait, je l’ai fait par amour… Et expliquer n’aurait servit à rien, et c’était trop douloureux pour moi de parler de tout ça. Alors je me suis forgée une carapace solide…
- L’amertume et la haine, finit-il à sa place, comme pour lui.
- Je semble froide, ironique, cynique. Personne ne vient me parler, comme ça. Je suis tranquille.
- Mais du coup, tu n’as plus un seul vrai ami, pas de confident…
- Et nous sommes seuls, terminèrent-ils à l’unisson.
