- Alors la monotonie me va très bien ! répliqua une voix glaciale que tous connaissaient. Comment peux-tu dire que notre vie ici ne nous satisfait pas ? De quel droit ? demanda Matt, calme et pourtant si froid. On a choisi de vivre ici je te rappelle, on aurait pu rester dans les rues et crever de faim comme des chiens. Mais non, nous avons trouvé une mère, une sœur, une maison agréable, en bref, la meilleure famille du monde, celle dont on rêvait tous !
- Chéri, tu sais combien je vous aime, et vous voir enfermé ici… certes je suis heureuse de vivre avec vous tous, mais il serait égoïste de vous retenir. William est une belle opportunité pour vous.
- Peut-être, admis Matt, mais ne parle pas à notre place maman. Oui je veux découvrir le monde, mais pas sans toi, pas sans elle…
- Matt, fit sa mère d’une voix ferme. Marie est comme moi, et tu le sais. Elle ne pourra certainement jamais sortir d’ici sans être victime de ce que nous sommes. Ne ruine pas ta vie pour une qu’on ne peut changer. Et puis crois tu qu’elle voudrais que tu te prives de ce voyage pour elle ?
Touché, admis Matt.

