- C’est quoi tout ce bruit ? demanda un Karl excédé d’être réveillé de son coma perpétuel qu’il entretenait devant sa console. Il se passe quoi ? Une dispute ? Will, t’as fait le con ?
- Tu peux faire tes valises frangin, l’informa Matt, on va voir du pays.
- Quoi ? beugla le concerné. C’pas vrai ? On s’en va ? On sort, sérieusement ? s’enjoua le jeune homme.
- En voilà un qui prend bien la nouvelle, sourit Will resté silencieux tout ce temps.
- Et on va où maman ? se pressa t-il de demander en s’approchant de sa mère.
- Vous allez avec William, vous devez le guider jusqu’aux soldats. Après, libre à vous de le suivre ou de faire votre proche chemin.
- Attends, tu as bien dit « vous » ? Tu ne viens pas ?
- Non. Je reste ici, avec les enfants.
- Alors je ne pars pas, conclut Karl. Vous n’êtes pas en sécurité sans moi.
- Mais qu’est ce que tu racontes ? Je suis plus forte que toi je te signale !
- Peut-être, mais voir un homme baraqué, ça ralenti les paysans. Si ils te voient toute seule ils vont pas arrêter de te provoquer !
- Ca va les chevilles ? rit sa mère en voyant ce petit homme. Chéri, tu n’as pas toujours était grand, et j’ai toujours réussi à affronter le monde, alors pas de « je suis indispensable » qui tienne !


