- Saphir, laissa échapper la vieille femme, les larmes aux yeux.
La jeune femme prit peur en entendant son nom sortir de ces lèvres. Comment connaissait-elle son nom ? Elle se recula de cette « chose » qui lui ressemblait, effrayée.
- N’aie pas peur… Je t’en prie ! C’est bien toi n’est ce pas ? Saphir…
- Je … je ne vous ai jamais dit mon nom, nia Saphir pour se protéger. Vous êtes une balmite, vous avez des pouvoirs, vous lisez dans mes pensées, c’est ça hein ? Monstre que vous êtes, vous en êtes capables ?! Répondez !
La reine encaissa le choc et resta calme. Elle ne voulait pas effrayer cet être qu’elle avait si longtemps chérit sans pouvoir toucher, qu’elle attendait, qu’elle espérait voir un jour.
- Je suis effectivement une balmite, mais je n’ai pas la prétention de violer ton esprit. Pourquoi crois-tu cela ?
- Parce que les balmites sont des être vils et cruels, et que je ne vous ai jamais dit mon nom, ni à cette femme bizarre à l’entrée ! Donc comment pouvez-vous le connaître si ce n’est comme ça….
- Des êtres vils et cruels… répéta la pauvre reine. C’est ainsi que tu me vois ?
- C’est comme ça que vous êtes tous !
- Tous ?
- Oui, tous ! s’énervait Saphir.
- Et toi ?
- Je… Qu’est ce que vous voulez dire ? Je ne suis pas… enfin on croit mais…

