Tous des horribles
méchants…
- Je suis comme eux ? demanda
Saphir une fois réchauffée par la chaleur du
château.
- Quoi ? Tu es quoi ? fit
semblant de ne pas comprendre Irrie.
- Disons ça autrement alors : que
suis-je Irrie ? A quelle race j’appartiens ?
- Il n’y a pas de race voyons !
- Tu sais très bien ce que je veux dire, fit
Saphir, les yeux mi-clos par la fatigue et la
lassitude.

- Je… Je ne peux pas répondre.
Tu leur ressembles, c’est tout ce que je peux dire.
- Je leur ressemble ?!
s’indigna t’elle. Et en
quoi ?
- Saphir, c’est rien tu sais
on…
- Dis moi bon sang !
- Bon, fit-elle en prenant une
grande inspiration. Dans ce monde, il y a
différentes, euh, sortes d’individus
Nous sommes les Aldaniens : la famille
royale d’Aldaron qui gouverne ce monde, et ses soldats, qui
leur sont fidèles et les protègent. Les Aldaniens
possèdent des ennemis, dont les balmites…
- Ce que je suis, coupa
instantanément la jeune femme.
- On en sait rien ! Tout ce qu’on
sait c’est que tu as des yeux de chats, de la même
couleur que tes cheveux, et que tu
possèdes des dons. C’est des choses que l’on
retrouve chez les balmites…
- Et pourquoi sont-ils les ennemis des
Aldaniens ? Vous n’aimez pas les chats ?
ironisa t-elle.
- Non, ce n’est pas ça. Il y a
plein d’individus à Aldaron, très
différents les uns des autres, et nous les
tolérons ! C’est juste que ces pauvres balmites
sont de simples tueurs nés ! ricana
t-elle.
- Ca ne me fait pas rire.
- Et moi non plus. C’est toi qui
m’as demandé de te dire.

- Et tu as fait ça très bien, je
te remercie. Maintenant excuse moi mais la tueuse née va
prendre l’air.
- Saphir je ne voulais pas dire ça
comme ça !
- Ouai sans doute, mais tu l’as
dit ! Fais attention la prochaine fois tu feras
peut-être pas que voler, on sait jamais, c’est dans mes
gènes parait-il ! ironisa Saphir d’un ton
glacial.

- Je …
Mais Saphir
l’avait déjà quitté, marchant d’un
pas qui se voulait plein d’assurance, mais plein de tellement
d’incertitude.
Irrie se sentait mal,
la gorge nouée. Elle s’en voulait et pourtant ne
savait ce qu’elle aurait pu dire d’autre… Elle
avait pourtant l’impression d’avoir volé
l’innocence à un enfant…