- Cet enfant était l’union de deux peuples que la guerre avait, et a, séparés. Elle est l’union improbable de deux races diamétralement opposées, une bonne et généreuse, l’autre ayant un instinct animal difficilement dissimulable. Bien des rumeurs courraient sur cette enfant, qu’elle serait différente, d’une force incroyable car elle posséderait les avantages de chaque race…
- Et alors ?! Qu’en avez-vous fait… Vous l’avez... Vous l’avez gardé prés de vous… Vous sa mère, vous l’avez aimé… n’est ce pas ? demandait Saphir en essayant de freiner de fourbes larmes qui perlaient sur ses joues.
- J’aurais tant voulu, mais j’étais jeune, sotte, peut-être un peu naïve…. J’ai pris peur de cette enfant et je l’ai donc abandonnée… Je ne su que plus tard que j’avais fait une bonne action car son demi frère, le jumeau qui avait suivi son père dans sa folie, la cherchait pour la rallier à sa cause, ou la tuer…
- Non…. C’est impossible, ça ne peut pas être vrai….
- Je l’ai laissé chez une famille de paysans du nom de Berger.
- Non ! niait Saphir, les larmes coulant maintenant abondamment sur son visage sans retenue. Une ferme… Ils avaient une petite ferme… Des paysans…














