Mais cette paix intérieure fut de courte durée… Elle fut prise de douleur à la tête, de vertiges, comme elle avait eu toute la journée. La nature l’apaisait, mais cela ne semblait plus suffisant.
- Non pas encore, se plaint-elle en joignant ses mains sur son visage.
Elle se redressa péniblement, voyant toujours le même visage au travers ses yeux clos. Un visage fin, beau, une femme rousse, pleurant toutes les larmes de son corps.
- Ce n’est pas possible, mais pourquoi me fait-elle ça ?
Alors une lourde et grande tristesse s’empara d’elle, une tristesse qui ne lui appartenait pas, enfin pas entièrement. Elle ressentait une peine profonde pour un être cher, pour un être aimé. Mais ce n’était pas son cas. Elle savait donc qu’elle ressentait la douleur de cette femme, cette jolie et jeune femme qui hantait son esprit.

